Le PLU bioclimatique de Paris a été approuvé en fin d’année dernière et tente d’apporter des réponses innovantes face aux défis environnementaux auxquels est confrontée la ville en abordant notamment la question des proximités. Les réponses apportées à cet enjeu portent sur la mobilité, la proximité des services et la diversification des fonctions et des activités.
Construire la “ville du quart d’heure”
Paris se fixe ainsi comme objectif de devenir la “ville du quart d’heure”.
Ce concept lancé dans les années 2010 par l’urbaniste Carlos Moreno vise à rapprocher les services essentiels des habitants avec comme principe, une accessibilité à ces services à 15 minutes à pied afin de favoriser un mode de vie durable et respectueux de l’environnement.
Le concept de la ville du quart d’heure dissocie 6 catégories de fonctions sociales afin de fonder cette notion de proximité et de mixité des fonctions : habiter, travailler, s’approvisionner, se soigner, s’éduquer, s’épanouir. Le concept prône également la réduction des déplacements pendulaires trop chronophages et la réutilisation des lieux existants pour une diversification des usages.
Fluidifier les mobilités
Dans cette perspective de ville du quart d’heure, le Plan Local d’Urbanisme bioclimatique de Paris prévoit en premier lieu, un ensemble de mesures et d’outils pour favoriser les déplacements doux et les modes actifs.
Parmi les outils mis en place pour favoriser ces modes, le projet prévoit notamment, dans les aménagement urbains, de réduire la place dédiée aux stationnements automobiles au profit des aménagements cyclables et piétonniers, de relever les exigences de surfaces de locaux vélos dans les immeubles neufs ou encore un projet de ceinture verte et sportive.
Des services en proximité
La “ville du quart d’heure” cherche également à être un cadre de vie où chaque besoin du quotidien peut être satisfait dans un périmètre restreint de temps et de distance.
Pour y parvenir, le PLU bioclimatique engage au renforcement du maillage de services, d’équipements et de commerces de proximité, pour offrir aux résidents un accès facilité à tous les besoins du quotidien notamment pour l’accès à l’enseignement, à la culture ou encore à la santé.
Cette orientation se traduit dans les choix de localisation des services publics de proximité avec par exemple le renforcement de l’offre en équipements de santé dans les quartiers les plus défavorisés, ainsi que la création de services adaptés aux besoins spécifiques des seniors.
Le PLU bioclimatique prévoit également la création d’un grand parc métropolitain dans le nord de Paris, ainsi que la mise en place de dix parcs supplémentaires totalisant 55 hectares dans plusieurs quartiers de la ville.
L’opérateur foncier ‘Paris Commerces’ est également mobilisé pour faciliter l’implantation de commerces qui répondent à ces besoins du quotidien en proximité : alimentation, culture…
Cette approche qui vise à redéployer des services et commerces en proximité contribue à la fois à améliorer la qualité de vie des habitants, mais aussi à réduire la dépendance aux déplacements motorisés.
Diversifier les activités
Enfin, le PLU bioclimatique de Paris tente de déployer des outils pour renforcer la diversification des activités et des usages à différentes échelles.
Pour éviter la monofonction à l’échelle du bâti, le règlement du PLU prévoir ainsi que tout projet de plus de 5 000 m² doit consacrer au moins 10 % de sa surface à la création de logements.
De même, le PLU prévoit la fin de la construction de bureaux à l’ouest et dans le Triangle d’or au profit des logements.


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